Quand la portière s'est refermée,
Que le train s'est mis à rouler,
J'ai bien senti que je perdais
Le fil, la boule, la vie, la vraie,
Que nos mains déjà retombaient,
Que l'un sans l'autre, il manquerait,
Malgré nos lettres et nos pensées,
Nos yeux brillants pour s'y noyer.
Béni soit ce T.G.V. qui t'emmène.
Que ses longs rails restent bien parallèles.
Que tous les saints, même les tiens qu'il emmène,
veillent à ce que très vite il te ramène !
Quand la portière s'est refermée,
Sur ma voiture qui démarrait
Quittait cette gare en qui naissaient
Parfois sourires, cette fois soupirs,
Quand l'habitude m'a ramené,
Sur cette route bien ou mal lunée,
Selon que près de moi tu étais
Ou comme maintenant à t'éloigner,
J'ai quand même béni ce
T.G.V. qui t'emmène
Que ses longs rails restent bien parallèles
Que tous les saints, même les tiens qu'il emmène
Veillent à ce que très vite il vous ramène
A moi - - - -
Quand la porte s'est refermée
Sur ma maison bien désertée
de ta présence qui l'habillait,
Je me suis vu désemparé.
J'attends, j'attends et j'attendrai
Un jour prochain ton arrivée.
Je m'y accroche, l'espoir renaît,
Un quai de gare pour te retrouver.
Je bénirai encore ce T.G. V. qui
t'amène
Dont les longs rails sont bien restés parallèles
Tous les saints ont veillé même les tiens qu'il amène
Qu'ils veillent encore longtemps, que souvent ils te ramènent
Vers moi - - - - - - - - - -
Oui, je bénirai ce T.G.V. qui
t'amène.
Que nos deux vies restent toujours parallèles.
Que toutes nos joies sur cette voie nous emmène.
Que nos roues à nous sur ces rails nous entrainent.
Qu'il veille à ce que notre émoi soit le même.
Et qu'un jour enfin, ce soit nous deux qu'il emmène !
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